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lundi 14 juillet 2014

Adam Shemisi ne jure que sur son savoir faire « la route est encore longue » .

Sa discipline professionnelle et son savoir-faire lui permet d’occuper toujours des postes de décisions partout où il est sollicité. De la Télé France Kinshasa à la RTVS1 en passant par Télé 7 et en collaborant avec France 24 & RTBF, Adam Shemisi est un partisan du résultat. En 9 mois d’exercice à la RTVS1, il a redonné espoir aux journalistes et tient à amener à sa rédaction au top de tous les sondages qui paraissent en République Démocratique du Congo.
Qu’avez-vous apporté de nouveau à la RTVS1 depuis que vous occupiez la direction des informations à la radio et à la télévision ?
Excellente question. Premièrement. D’une manière générale, j’ai apporté un nouvel état d’esprit. C’est-à-dire le professionnalisme et le gout du métier. Deuxièmement. De manière concrète, j’ai instauré des bulletins d’informations là où il n’y en avait pas. Nous avons maintenant 9 sessions d’informations au lieu de 4 que j’ai trouvés. Ensuite, sur le plan du traitement des informations, le Journal Télévisé avant était creux. J’y ai donné du contenu, avec des reportages équilibré -majorité, opposition, société civile… En plus, des commentaires, il y a désormais des éditoriaux dans chaque grande édition du JT de tous les jours. J’ai ramené le JT de 19h30’ à 19h00’ pour contrer les concurrents.
Ce n’est pas tout, j’ai changé le plateau du JT. Le décor est devenu plus moderne. Après, j’ai instauré le prompteur pour les présentateurs des éditions d’informations. Il a fallu former les journalistes à savoir l’utiliser. J’ai aussi formé les nouveaux présentateurs suivant un autre style de présentation des journaux et des bulletins.
En conclusion, au bout de 9 mois de travail acharné, notre journal télévisé à quitter la 15ème position à mon arrivée pour occuper la 5ème aujourd’hui. Nous travaillons durement pour être au top. Les confrères me téléphonent de partout pour encourager ce travail fabuleux et extraordinaire.

Adam Shemisi -Directeur des informations de la RTVS1. Ph.Dr.Tiers
Sur base de quels critères, êtes-vous retrouvé dans cet organe de presse très proche du Parti Lumumbiste Unifié ?
Après avoir démissionné de Télé 7, je suis resté environ trois semaines à la maison, le temps d’étudier toutes les propositions d’embauche qui me tombaient dessus. Et puis, un jour le Directeur Administratif et financier de la RTVS1 me sollicite pour venir travailler en qualité de Directeur des informations avec comme objectif principal de donner du crédit au journal télévisé de l’organe de presse, critiqué depuis sa création en 2008.
Mon apport était donc basé sur le résultat. Le défi était de taille. Mais je ne craignais rien. Car, je savais ce qu’il fallait exactement faire pour remonter la pente au bout de 6 mois. Les premiers résultats étaient perceptibles. Aujourd’hui, je dors un peu tranquille. Mais la route reste longue.
Le changement marche avec la motivation. Vos journalistes sont bien rémunérés ?
Cette question m’a été posée par un des journalistes de la chaîne lors de ma première intervention en qualité de nouveau Directeur des informations. J’ai répondu de la manière suivante. Considérez que nous ne repartions de rien du tout. C’est-à-dire à zéro. A nous de nous imposer pour ramener suffisamment d’entrées financières à la rédaction et par ricochet, nous imposerons tous une augmentation salariale. Comme j’ai eu à vous le dire au début, il fallait remotiver les troupes qui pensaient que le changement ne serait pas possible. C’est la motivation qui a ouvert la voie au reste et les entrées ont été sensiblement et effectivement augmentées.
Avez-vous ramené certains journalistes de Télé 7 ou d’ailleurs pour renforcer l’équipe ?
J’avais un défi personnel. Faire de la RTVS1 une meilleure chaine en matière d’informations, mais avec les journalistes que je trouverais sur place.
Cependant, il me fallait des appuis. Je me suis donc appuyer sur deux autres journalistes aguerris. Je cite Anita Lwambwa, une très bonne présentatrice des JT connue à Kinshasa que j’ai convaincu au prix de milles mots pour me suivre et John Omombo, un très bon professionnel. Alors qu’il avait démissionné de la RTG@ et recherchait où aller. Voilà seulement ces deux-là. Mais sachez que j’ai reçu des tonnes de demandes d’autres anciens journalistes. Même de très bons qui voulais faire cette aventure avec moi, mais j’ai décliné.

Anita Lwambwa -présentatrice à la RTVS1. Ph.Dr.Tiers

John Omobo en plein présentation du JT à la RTVS1. Ph.Dr.Tiers
Car, mon défi personnel était de faire du neuf avec les jeunes journalistes. Leur donner la chance, mais aussi triller les bons à la RTVS1 parmi tous. La sélection a été rude, mais le résultat est là.
Quelle analyse faites-vous de la presse africaine ?
L’Afrique regorge de très grands talents, des belles plumes, des supers journalistes en général qui n’ont rien à envier aux journalistes occidentaux. Seulement, il y a des contraintes qui entravent leur profession. Surtout, les contraintes d’ordre matériel. La liberté d’expression qui n’est pas toujours de mise dans de nombreux pays. Les contraintes financières, les salaires au bas de l’échelle. Donc, en conclusion, la presse africaine une ogresse de misère et de la débrouillardise.
Face à ces réalités sombres, les journalistes tendent finalement et malheureusement, la main aux hommes politiques. Pourtant, le journaliste est sensé rester, neutre, impartial et rigoureux dans le traitement des informations. La pauvreté crée effectivement un penchant vers tel ou tel autre camp, le mieux offrant.
A ce jour 80% des médias en Afrique sont créés ou financés par des politiciens. Quels sont vos rapports avec ces derniers ?
Honnêtement, je n’ai jamais été contre le fait que les hommes politiques de l’opposition ou pas créent des chaines de télé ou des stations de radio. Le plus grand souci est que ces promoteurs s’entourent justement des professionnels en la matière. Des personnes qui connaissent les normes qui régissent la profession.
Tenez un exemple clair: J’ai été Directeur des Informations de la chaine de télévision de Modeste Mutinga -un politique membre de la MP (Majorité présidentielle) -la plateforme présidentielle. Mais notre JT est resté neutre et sans influence politique pendant les trois années que je fus Directeur des informations. Le même exemple avec la RTVS 1 où je suis une fois de plus Directeur des informations. C’est également une chaine d’un membre de la Majorité. Actuellement, nous sommes la première chaine rd-congolaise en matière d’informations. Nous sommes professionnels et neutres.
Voilà ! C’est la ligne éditoriale que nous choisissons et adoptons qui détermine la suite. Mes rapports avec les politiciens sont excellents. Puisque je suis neutre, tout le monde m’embrasse (rire).Votre parcours ?
Actuellement Directeur des informations TV & Radio à la RTVS1. De  2010 à 2013, j’étais Directeur des informations de Télé 7. Mais avant cela, j’occupais la fonction de Rédacteur en Chef à la TFK (Télé France Kinshasa). En même temps, j’ai collaboré avec France 24 et RTBF. Je suis Diplômé en écriture et réalisation des Films Documentaires. Je suis également licencié en Relations internationales et diplômé en en technique de communication à l’Institut Congolais de l’Audiovisuel (ICA).

Adam Shemisi durant sa collaboration avec France 24. Ph.Dr.Tiers
C’est qui votre modèle ?
Laurent Delahousse -présentateur des journaux télévisés du week-end sur France 2. Son style, son éloquence et ses gestes sur le plateau me font frémir.
Le monde bouge. Les choses changent. Adam Shemisi a un message aux enseignants et étudiants en Journalisme ?
Par rapport aux différentes fonctions que j’ai eus à occuper, il m’arrive d’encadrer des stagiaires académiques. Cela fait plus de 7 ans que je m’occupe d’eux. A ce jour, j’ai 15 ans de métier et j’ai pu remarquer avec amertume la baisse considérable du niveau d’études, surtout à l’égard des étudiants de l’IFASIC qui est l’institution par excellence qui forme les futurs journalistes. J’ai eu même à le dire à quelques assistants et chefs des travaux que je fréquente pour qu’ils instaurent un concours d’entrée dans cette institution pour filtrer les bons éléments. Qu’ils inscrivent ceux qui savent écrire correctement le français, ceux qui maitrise l’expression orale française et ceux qui ont un niveau de réflexion meilleure et acceptable. Que la rigueur soit permanente envers les inscrits. Que le monnayage soit les conditions pour le passage en classe supérieur. Qu’ils évitent le favoritisme sous toutes ses formes. Car, c’est ce qui tue l’IFASIC. Que ces conseils servent aussi des leçons pour les autres écoles des Sciences de l’Information et de la Communication dissimilées à travers le pays.
Et puis, qu’ils instaurent beaucoup des cours pratiques. Il y a encore trop de théories dans l’enseignement. Or, le journalisme est une science ou la pratique prend le dessus sur la théorie.
Aux étudiants. C’est seulement la prise de conscience, l’amour et le dévouement pour l’option qu’ils ont choisi. Or, en République Démocratique du Congo ce qui importe, c’est le diplôme. Etre appelé licencié pas plus. C’est sincèrement dommage. Au bout du parcours l’étudiant traine derrière lui de nombreuses lacunes.
CINARDO KIVUILA
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